French For Rand Paul

Bannière créée par des soutiens de Rand Paul pour la primaire Républicaine de 2016, à partir du logo de campagne de son père Ron Paul à la primaire Républicaine de 2012.

Rand Paul, fils de Ron Paul, est déjà vu par de nombreux Républicains comme un potentiel solide candidat à l'élection Présidentielle de 2016. La question lui a été posée hier sur ABC. Sa réponse fut "je ne peux pas vous le dire." Il a en revanche ajouté "Suis-je intéressé et est-ce que j'y pense ? Oui. Est-ce que je suis prêt à prendre une décision maintenant ? Non."

Cette candidature serait très importante pour le courant "Libertarien". Certes, Rand Paul est plus modéré que son père (il serait plutôt appelé "Libéral-Conservateur" en Europe que comme un "Libertarian". D'ailleurs le présentateur utilise le terme "Libertarian-Conservative" dans l'interview). Mais cette légère modération qui ne trahit pas le coeur philosophique de son père lui permet de recevoir le soutien et l'intérêt de nombreux conservateurs. C'est ainsi qu'il a pu être élu au Kentucky, un Etat où le courant "Libertarien", Libéral, est bien moins fort qu'au Texas, l'Etat de son père. 

 

Rand Paul a aussi proposé dans cette interview quelques mesures et positions que le Parti Républicain devrait s'engager à soutenir pour rétablir son image, s'adapter aux changements de société des Etats-Unis et gagner la prochaine élection nationale en 2016 :

- La réélection du Président Obama : le Président n'a pas un gangné un mandat car il a gagné de très peu. De plus, Rand Paul considère que le débat de l'élection Présidentielle de 2012 n'a pas été tranché ni achevé.

- Imposer davantage les contribuables les plus aisés : Rand Paul affirme que les plus aisés aux Etats-Unis paient déjà autour de 50% de leur revenu en impôts et considère que c'est suffisant.

- Les Républicains face au Président Obama : les Républicains ne doivent pas plier face au Président dans les semaines qui viennent malgré sa courte victoire. 

- La question du déficit : le débat actuellement est sur le compromis entre Républicains et Démocrates. Les médias affirment que les Républicains doivent faire un compromis et accepter une augmentation des impôts. Rand Paul refuse cette approche et préfère un compromis des Républicains en acceptant une diminution des dépenses militaires à la condition qu'il n'y ait aucune augmentation d'impôts. De leurs côtés, les Démocrates peuvent en échange proposer un compromis en diminuant les dépenses de redistribution. 

- Augmentation des impôts : Rand Paul affirme qu'il votera contre toutes les augmentations d'impôts. 

- Drogue : les drogues dites douces ne doivent pas être légalisées, mais elles doivent être dépénalisées (au moins partiellement).

- Drogue et Etats locaux : Il ajoute qu'il ne fait pas lui-même la promotion de la légalisation des drogues, mais que les Etats qui décident de le faire doivent pouvoir le faire. Cette question est particulièrement sensible, car le 6 novembre 2012 deux Etats ont voté par référendum la dépénalisation de la marijuana (le Colorado et l'Etat de Washington), ce qui est illégal selon la loi Fédérale. Il s'agit d'une position importante, car ici Rand Paul prend une position similaire à celle du Gouverneur Romney dans la philosophie : les droits et décisions des Etats locaux sont supérieures aux pouvoirs et lois de l'Etat Fédéral. 

- Avortement et mariage homosexuel : C'est aux Etats de prendre la décision, et non à l'Etat Fédéral. Il s'agit ici de la position de son père Ron Paul. Elle est importante : sur le mariage homosexuel la question est déjà dévolue aux Etats (31 Etats ont interdit par référendum le mariage homosexuel et trois l'ont autorisé). Confirmer que seuls les Etats locaux ont un pouvoir là-dessus garantit donc dans les faits l'interdiction du mariage homosexuel sur une écrasante majorité du territoire Américain. Quant à l'avortement, son père y était opposé mais considérait lui-aussi que les Etats devaient décider plutôt que d'avoir une décision venue de la Cour Suprême de Washington DC. 

- Immigration : Rand Paul affirme qu'il est d'accord avec le principe de dire que sécuriser la frontière est la priorité. Mais dans le même temps il refuse l'idée de dire que si une personne a vécu illégalement 10 ou 20 années sur le territoire Américain ils doivent être renvoyés dans leur pays d'origine. 

 

 

 

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