“Fort” de ses 40% dans les sondages d'opinions, le commander-in-chief espère bien se refaire une santé grâce à sa politique étrangère. D'ébola à l'ISIS (Islamic State in Iraq and Syria) en passant par les tensions avec la Russie les opportunités sont là, encore faut il les saisir...

 

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Le sénateur républicain de l'Arizona, John McCain, estime que la situation actuelle au Moyen-Orient est une conséquence du retrait des troupes américaines d’Irak en 2011. Candidat à l'élection présidentielle en 2008 il s'était alors prononcé en faveur du maintien de troupes sur le sol irakien jusqu'à ce que la situation soit stabilisée. Déjà en 2005 suite à la recrudescence des attentats qui ébranlaient le pays le président W.Bush y avait envoyé des renforts. Les spasmes qui secouent le pays ont repris après le retrait des troupes américaines, sans rien pour les juguler... sen. J.McCain voit aussi dans l'aggravation de la situation syrienne une insuffisance dans l'aide apporté aux rebelles “modérés” qui a pour conséquences le développement de l'ISIS.

 

Certains voient au contraire dans l'intervention militaire de la coalition de 2003 un élément important dans le développement a posteriori de l'ISIS. Nous pourrions refaire le débat sur la légitimité de cette intervention, mais dire que la présence de troupes américaines sur le sol irakien entre 2003 et 2011 est à l'origine de l'ISIS est une ineptie.

 

Prenons quelques exemples, est ce que la présence de troupes américaines au sol après la seconde guerre mondiale en Europe, au Japon, ou encore en Corée a engendré un développement de l’extrémisme parmi la population ? Au contraire, ces forces ont permis de stabiliser ces pays et d' y apporter la liberté, et la démocratie.

 

Concernant la situation au Moyen-Orient, 51% des américains se déclarent être favorable à l'envoi de troupes au sol si les bombardements s'avèrent insuffisant contre l'ISIS. Ils sont 54 % à penser que le président Obama est fou de dévoiler ces plans de guerre à l'avance et 64% à penser que le président Obama n'a pas de stratégie clair dans ce conflit... c'est d'ailleurs le président Obama qui déclarait le mois dernier « We don't have a strategy » ( Nous n'avons pas de stratégie)...

Question stratégie, nous pouvons faire confiance au président Obama pour préserver la paix... mais pas nécessairement les intérêts américains. Mêler les deux, comme jadis le faisait le président Reagan serait mieux.

 

Ainsi, dans le Benghazi gate il a laissé l'ambassadeur américain se faire lyncher avec trois autres membres de ambassade. L'image est désastreuse, le représentant du président des États-Unis en personne tué... Il y a eu quatre morts, nous avons évité un conflit de plus grande ampleur. Mais l'image de l'Amérique en a prise un coup.

 

Le récent épisode ukrainien abonde en ce sens. Le président Obama a reculé. Les sanctions se sont montrées insuffisantes pour freiner le président Poutine ; qui, rappelons le, estime que la chute de l'Empire du Mal (URSS) fut une des plus grandes catastrophes qu'ai connu le XX ème siècle. Le président Poutine a testé ; il a réussi à ré-introduire l'utilisation de la force militaire au cœur de l'Europe, il a gagné l'épreuve de force face à l'Amérique d'Obama.

 

A terme d'autres pourraient s'en inspirer, nous pensons bien évidemment à l'Iran qui rêve toujours de son Holocauste nucléaire contre l’État Juif. Mais aussi à la République Populaire de Chine qui a des vues sur les ressources naturelles de ses voisins.

 

S.F