midterms

 

C'est ce mardi 4 novembre que le sénat voit un tiers de ses 100 sénateurs renouvelés pour un mandat de 6 ans. Ainsi que 36 postes de gouverneurs et l'ensemble de la chambre des représentants.

 

A travers tout le pays les candidats démocrates essayent de se démarquer du président Obama.

 

A l'instar d'A.Grimes, candidate pour le poste de sénateur dans le Kentucky face à M.McConnell (actuel leader des républicaines au sénat) ; la candidate à dans un débat nié avoir voté pour le président Obama en 2008 et en 2012. De nombreux démocrates n'ont même pas le courage aujourd'hui d'assumer leur vote pour leur héros d'hier...

 

Dans un autre débat, ce fut la sénatrice J.Shaheen du New Hampshire qui a refusé de répondre à une simple question ; à savoir si oui ou non elle approuvait la politique conduite par le président Obama. Bien sûre qu'elle l'approuve ! Mais pas ses électeurs...

 

La plupart des électeurs savent que ces élus ont fermement soutenu l'administration Obama.

 

Les américains en ont assez du président Obama. De ses mensonges sur l'Obamacare et de l'augmentation des coûts de la santé qui en a résulté. Ils sont inquiets de voir un gouvernement fédéral gaspiller de l'argent qu'il n'a pas. Ils sont fatigués des hésitations du président Obama dans sa gestion de dossier comme ébola ou l'ISIS (Islamic State in Iraq ans Syria), où au sein même de son propre camp il reçoit des critiques de personne tel L.Panetta, ancien directeur de la CIA.

 

Quoi qu'ils en disent, les démocrates ont toujours soutenu et voté pour ses politiques. Les sénateurs démocrates ont durant 6 ans suivi le président Obama. A aucun moment ils n'ont fait valoir leur indépendance, les parlementaires américains sont plus libres de leur vote que les français envers leur parti.

 

Le président Obama a confirmé le 2 octobre dernier que ses politiques étaient dans les bulletins de vote (« Make no mistake: my policies are on the ballot »). Voter pour un candidat démocrate revient à voter pour l'impopulaire président Obama.

 

Durant les deux dernières années où les républicains ont été majoritaires à la chambre des représentants. Ils ont fait passer 350 lois dont 40 pour favoriser l’emploi. La majorité démocrate au sénat les a bloqué...

 

Dans un pays qui a besoin de plus d'emplois, les démocrates sont encore dans une logique d'opposition partisane. Si les américains envoient une majorité républicaine au sénat, elle pourra mettre fin au blocage et faire bouger la législation plus rapidement afin d'accélérer la reprise économique.

 

La création d'emplois et la croissance économique sont les priorités des républicains. De fait, avec des États-Unis en croissance nous aurons des répercutions positives sur notre propre économie, grâce à un effet d’entraînement. Les républicains souhaitent également flexibiliser les services médicaux, le système scolaire, réduire les déficits, améliorer la défense nationale et la sécurité aux frontières. Ils estiment par dessus tout que plus de décisions devraient être prises à l'échelle des États, des communautés, des familles... Les bureaucrates de Washington ayant déjà trop de contrôle sur la vie des citoyens.

 

Nous devrions nous inspirer de cette vision des choses à l'heure où nous débattons d'une réforme des collectivités locale. Il serait normal de nous inspirer d'un modèle où les décisions qui nous concernent sont prises par nous ou par une institution qui soit la plus proche de nous. Ce qui est bon pour un corse ne l'est pas forcément pour un breton ou un basque. Alors pourquoi devrions nous tous nous voir imposer les mêmes décisions pensées par des technocrates parisiens méprisants ou ignorants les particularités de chaque territoire.

 

Le vote d'aujourd'hui déterminera s'il y aura plus de pouvoir entre les mains du président Obama, des bureaucrates de Washington. Ou s'il y aura plus de pouvoir entre les mains des républicains pour défendre les intérêts du peuple américain.

 

S.F