Barack Obama

 

 Mercredi dernier la Federal Reserve (FED) mettait un terme à son troisième Quantitative Easing (QE), ce qui laisse faussement penser que la situation économique du pays s'est amélioré depuis l'arrivé du président Obama à la Maison Blanche.

 

En effet, depuis longtemps dans leur « forward guidance » (qui annoncent les orientations à venir de la politique monétaire américaine) les autorités monétaires américaines se sont fixées un taux de chômage en dessous duquel elles cesseraient toutes interventions, taux de 6.5 %, qui a été atteint en mars dernier. Aujourd'hui le taux de chômage est officiellement de 5.9 %.

 

Ces bons chiffres sont à faire pâlir d'envie, mais à y regarder de plus près le tableau est plus sombre... En effet, il faut voir qui se trouvent derrière ces chiffres, des hommes et des femmes victimes de la crise, ayant perdu leur emploi. Tous n'ont pas retrouvé un emploi contrairement à ce que laisse penser ce chiffre officiel.

 

Si l'on se penche sur le taux d'activité, qui est le rapport entre le nombre d'actif ( personne ayant un emploi ou cherchant un emploi ) et l'ensemble de la population correspondante on constate que ce dernier est en forte baisse depuis l'élection du président Obama ; étant passé d'environ 66 % en 2008 à 62.7 % aujourd'hui. Le plus bas taux depuis une quarantaine d'année.

 

Cette baisse s'explique par la baisse du nombre d'actif, il s'agit surtout de chômeurs qui découragés s'éloignent de la recherche d'emploi, ils ne sont plus pris en compte par les statistiques du gouvernement même s'ils désirent un emploi.

 

En regardant un troisième chiffre, nous pouvons corroborer cela. Le taux de chômage dit « U-6 » intègrent dans son calcul ces populations ce qui permet d'avoir un taux de chômage plus représentatif de la réalité, un taux de chômage « réel » qui est de 11.8 % … Le taux de chômage artificiellement bas est appelé « U-3 », celui-ci est clamé par les autorités...

 

Les chiffres sont en apparence bons, mais montre une grande fragilité de l'économie. La présidente de la FED J.Yallen considère que l'économie américaine est molle. Même si la FED à mis un terme au QE, elle entend maintenir ses principaux taux d’intérêt proche de 0 durant encore longtemps ; ce qui témoigne d'un manque de confiance dans l'économie américaine.

 

Le chômage élevé a aussi des conséquences négatives sur les salaires, après avoir chuté de 11.6 % durant la récession, ils ont stagné durant la présidence Obama. Alors qu'ils avaient augmenté en moyenne de 6.8 % sous la présidence W.Bush.

 

S.F