Alors qu’il se trouvait en Californie, le week-end dernier, pour récolter des fonds pour sa campagne, Barack Obama a tenu des propos assez durs et méprisants sur la population de la Pennsylvanie dont les prochaines primaires auront lieu le 22 avril.

"Vous allez dans certaines petites villes de Pennsylvanie où, comme dans beaucoup de petites villes du Middle West, les emplois ont disparu depuis maintenant 25 ans et n'ont été remplacés par rien d'autre, a déclaré Barack Obama lors de cette soirée. Et il n'est pas surprenant que les habitants de ces villes deviennent pleins d'amertume, qu'ils s'accrochent aux armes à feu ou à la religion, ou à leur antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, ou encore à un sentiment d'hostilité envers les immigrants, ou encore à de l'hostilité envers le commerce, pour traduire leurs frustrations."

Hillary Clinton, son adversaire démocrate :
"Les habitants de Pennsylvanie n'ont pas besoin d'un président qui les méprise, s'est opportunément emportée lors d'un meeting la femme de Bill, devancée en terme de nombre de délégués par son rival. Il leur faut un président qui se dresse pour les défendre, qui se batte pour eux, qui mouille sa chemise pour votre avenir, pour votre emploi, vos familles!"

John McCain, le candidat du parti républicain a déclaré que les déclarations du sénateur de l'IIlinois étaient "marquantes et extrêmement révélatrices". Son proche conseiller Steve Schmidt a ajouté "qu'elles témoignent d'un élitisme et d'une condescendance envers les Américains qui travaillent dur, et cela est rien moins qu'époustouflant. Il est difficile d'imaginer un candidat à la présidence qui soit plus déconnecté de la réalité des Américains moyens".

Article tiré du blog Inside America