Billary Clinton sent que le moment est venu de jouer sa dernière carte. Elle a face a elle un adversaire plus coriace et vicieux qu'elle ne s'y attendait, un adversaire qui onze fois de suite l'abat et la terrasse telle une débutante. Môdame Clinton nous a sortit une « saine colère » à la manière de notre cruche socialiste nationale, Ségolène Royal. Elle s'en est violemment pris samedi à Barack Obama, dénonçant deux courriers électroniques très critiques envoyés par l'équipe de son rival aux électeurs démocrates.

«Honte à vous, Barack Obama! Assez de tactiques qui sortent tout droit du manuel de Karl Rove. Il est temps que vous meniez une campagne cohérente avec votre message en public. Rendez-vous en Ohio !». Samedi soir Hillary Clinton n'a pas mâché ses mots à l'égard de son rival. L'objet de la colère de la sénatrice de New York en difficulté dans la course à l'investiture démocrate ? Des courriels mensongers envoyés par l'équipe de campagne de Barack Obama aux électeurs démocrates.

Dans une première missive, le camp Obama met sur la sellette le plan de santé de l'ex First Lady, expliquant que le projet contraindrait l'ensemble de la population à souscrire une assurance même quand ils n'en ont pas les moyens. Le second courrier électronique porte sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Il rapporte un article datant de 2006 de «Newsday» selon lequel Hillary Clinton estimerait que cet accord était aubaine pour l'économie américaine. Des propos qui passent difficilement dans l'Ohio, qui a souffert d'un exode de l'emploi manufacturier vers d'autres pays.

Bien sur l'équipe de campagne du sénateur de l'Illinois a farouchement réfuté toute déformation de la vérité, maintenant la véracité de ses tracts et critiquant la «campagne négative» de Mme Clinton. «Je suis très étonné par le soudain changement de ton», a déclaré Barack Obama. «Cela me fait penser qu'il y a quelque chose de tactique dans l'énervement de ce matin», a-t-il raillé. La violente sortie d'Hillary Clinton est, en effet, intervenue le jour même où le Washington Post décrit le pessimisme qui s'est emparé de son équipe, sous le coup de onze défaites d'affilée essuyées depuis deux semaines. «C'est assez clair qu'elle a une grosse décision à prendre (...) mais c'est écrasant, c'est encore dur à accepter», a confié un conseiller anonyme au quotidien, estimant que «la réalité mathématique est devenue impossible à ignorer».

Billary accuse désormais un net retard dans la course aux délégués. Barack Obama a le soutien de 1.374 délégués, contre 1.275 pour son adversaire. Seules des victoires écrasantes aux prochaines primaires du Texas et de l'Ohio, le 4 mars prochain, pourraient permettre à Clinton de combler ce retard. Or un sondage publié jeudi a montré que les deux démocrates étaient virtuellement à égalité au Texas (48% d'intentions de vote pour elle, 47% pour lui).

Pendant ce temps, celui qui contribua à la défaite d'Al Gore en 2000 en ôtant les quelques voix manquant au candidat démocrate Al Gore pour battre George W. Bush, Ralph Nader a annoncer aujourd'hui sa candidature pour être président des Etats-Unis dans un entretien à la chaîne de télévision NBC, qui l'a révélé avant la diffusion de l'émission.

Plus le temps passe, plus je me dis que les républicains garderont la maison-blanche en novembre prochain quoi qu'il arrive, Barack Obama ou pas.

Article publié par le blog Right Wing News