Le 20 janvier 2011 sera la date anniversaire de l'entrée en fonction de l'un des plus grands présidents que les Etats-Unis d'Amérique aient connu. George Walker Bush, 43e président des États-Unis, est rentré au 1600 Pennsylvania Avenue le 20 janvier 2001. Soit bientôt dix années, jour pour jour. L'occasion pour le GOP France de célébrer cet évènement en grande pompe. Une semaine spéciale - du lundi 17 au dimanche 23 janvier - sera organisée avec de nombreux articles à la clé.

Pour vous donner un avant-goût, le GOP France tient à vous faire partager ou repartager un article de Guy Millière pour les 4 vérités. Ce dernier nous donne son opinion sur les excellentes mémoires de George W. Bush. Si vous n'avez toujours pas commandé ce livre, nous vous invitons à le faire dès maintenant en cliquant ICI.

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Le livre de mémoires de George Walker Bush ne pouvait, dans le contexte français, qu’être ac­cueilli dans un torrent d’imprécations, d’insultes et de remar­ques ironiques. C’était très prévisible.

George Walker Bush a servi de défouloir pendant huit ans à toute une cohorte de gauchistes, de gaullistes, d’antisémites et d’anti-américains qu’ont rejoint, dans un geste grégaire, des milliers de gens. Ces mêmes gens sont encore marqués par leur adoration effrénée de l’idole Obama. Ils n’ont pas encore touché terre. Si cela leur permet d’oublier les difficultés françaises et de se penser infiniment plus intelligents, grand bien leur fasse !

Pour ce qui me concerne, je pense que le moment de l’histoire, celui où l’on pourra évoquer sereinement ce qui fut une période cruciale pour les États-Unis et le monde, n’est pas encore venu. Je pense aussi que, lorsque ce moment sera venu, « Decision Points » sera relu comme il doit l’être.

C’est un ouvrage qui permettra aux quelques personnes sensées qui le liront de découvrir l’homme, au-delà du Président : ses difficultés qu’il ne dissimule pas, sa rédemption, ses doutes, ses douleurs quelquefois.

C’est un ouvrage qui permettra, surtout, de discerner la charge immense qu’est la présidence de la première puissance du monde dans un temps où se trouve déclarée une guerre qui n’a pas de véritable précédent, puisqu’elle repose sur le terrorisme, des réseaux disséminés de manière occulte, un fanatisme qui pousse à des comportements suicidaires…

George Walker Bush raconte les instants où il apprit l’attaque du 11 septembre 2001 et le sang-froid qu’il lui fallut alors. Il explique la stratégie de renversement du régime taliban en Afghanistan, la guerre en Irak, la vision d’ensemble d’une transformation du Proche-Orient aux fins d’y impulser des changements de régime et une avancée vers la démocratie sans laquelle l’islam radical continuera à croître. Il expose la façon dont il concevait la chute du régime iranien, les obstacles auxquels il s’est heurté, les mensonges et les manœuvres de dirigeants européens, notamment Chirac et Schröder, et la façon dont ceux-ci ont tenté de sauver Saddam Hussein, l’existence avérée d’armes de destruction massive en Irak dont parlent de multiples rapports de l’Onu, sa colère lorsqu’il découvre qu’après la chute de Bagdad, les armes en question avaient disparu.

Il ne contourne pas les questions difficiles et justifie le recours aux interrogatoires par simulation de noyade : lorsqu’il s’agit de sauver des dizaines ou des centaines de vies d’innocents, brutaliser un coupable est moralement justifié, dit-il. Il souligne que ce qu’on a appelé la « doctrine Bush » est une entreprise qui est restée inachevée. Et c’est peu dire : non seulement l’entreprise est restée inachevée, mais Obama s’est employé depuis deux ans à détruire ce qui avait été accompli.

George W. Bush pense que, dans le moyen terme, les réponses à la situation au Proche-Orient impliqueront un retour à la « doctrine Bush ». C’est aussi ce que je pense. Ceux qui déclarent ou laissent entendre que le monde arabe est condamné à un glissement vers l’islamisme que peuvent juguler seulement des dictatures stériles font fausse route, et les conséquences de leur égarement sont délétères.

L’ouvrage ne laisse pas de côté les questions économiques : Bush rappelle les chiffres du chômage et de la croissance sous sa présidence. Il rappelle, chiffres précis à l’appui, ce que furent les déficits entre 2001 et 2008, et les chiffres sont très comparables à ceux des années Clinton ou Reagan. Il évoque le krach de l’automne 2008 et en attribue les responsabilités aux vrais responsables, ceux qui ont mis en œuvre le Community Reinvestment Act, qui ont créé les prêts subprimes, et qui ont couvert les activités de Fannie Mae et Freddie Mac.

Le Président a poussé le Congrès à agir. Le Congrès ne l’a pas fait. Ceux qui ignorent l’équilibre des pouvoirs diront que Bush aurait pu agir quand même : l’ignorance donne des avantages dont on ne dispose pas lorsqu’on sait. Ce sont des avantages dont on abuse beaucoup depuis quelques années.

Bush observe, avec sérénité, ce genre d’abus. Il pense lui-même que le temps de l’histoire n’est pas encore venu : il rappelle qu’il écrit, surtout, pour ce temps à venir. Je le comprends…