10 avril 2009
[CP GOP France] Pour lutter contre les agressions dans les transports en commun, les solutions ne manquent pas.
Communiqué de presse du 10 avril 2009
Avec cette vidéo, le débat sur le port d'arme devrait être au centre des préoccupations
Avec la publication sur Internet de la vidéo de l'agression d'un homme dans un bus Parisien dans la nuit du 6 au 7 décembre 2008, le débat sur le droit de port d'arme est relancé.
Elle nous a montré l'évidente incapacité d'agir des passagers et du conducteur. Et pour cause. Que faire dans ce type de situation ? L'extrême violence de ces criminels clairement organisés et haineux ne permet pas à des citoyens normaux d'agir. Ceci est le rôle de la police.
Mais est-il raisonnable de penser que les forces de l'ordre peuvent être présentes immédiatement, partout où ce type d'agression a lieu ?
Une intervention policière, à partir du moment où un appel au 17 a été envoyé, ne peut pas faire autrement que d'avoir un délai de cinq à quinze minutes minimum avant l'arrivée des secours sur les lieux.
Les solutions ne manquent pas. Seul le courage politique n'est pas présent
La solution la plus viable serait de permettre aux chauffeurs de bus de protéger leurs passagers.
En plus d'une sécurité plus fiable pour eux-mêmes, telle une véritable vitre blindée continuellement fermée, un entrainement soutenu à l'usage d'une arme de point est à mettre en place pour l'ensemble des conducteurs de bus à travers la France. Le Taser ? Cela pourrait être une solution. Mais face à des groupes, le tir unique de cette arme est insuffisante, voir même plus risquée pour le conducteur.
Il est parfaitement intolérable que nos concitoyens ne soient pas protégés contre ces criminels. Il est cependant encore plus intolérable que les autorités publiques refusent de laisser aux Français le droit et les moyens de se protéger eux-même en cas d'agression.
Les conducteurs de bus doivent donc suivre une formation à l'usage d'une arme de poing, ainsi qu'un entrainement pour savoir réagir lorsqu'ils vivent de telles situations. Cet équipement doit être à leur disposition dans une cabine avec une vitre blindée de protection. Ainsi pourront-ils enfin protéger ces voyageurs innocents face à ces barbares.
Les contrôles habituels sur le droit de port d'armes doivent s'appliquer
Comme aux États-Unis, le droit de port d'armes ne peut être appliqué qu'avec des contrôles stricts. Casier judiciaire vierge, examen psychologique et médical, tout ceci est nécessaire.
En face, ceux qui ne respectent pas la loi sont déjà armés. En France, posséder une arme à feu n'est en rien difficile si l'on fait déjà partie des réseaux criminels. Seuls les honnêtes citoyens ont aujourd'hui toutes les peines du monde à se protéger.
La récupération de cet événement tragique par les extrémistes est parfaitement scandaleuse
Les mouvements extrémistes racistes ont rapidement cherché à s'approprier cette vidéo pour exprimer leur haine de l'autre. Depuis quand la criminalité s'explique t-elle par les gènes ?
Ces démagogues racistes ne sont hélas que le fruit des mêmes politiques qui ont développé cette criminalité en France. Le système économique, scolaire et social progressivement et méticuleusement construit par la philosophie de gauche au cours de ces trente dernières années ont conduit notre pays à ces excès. Il est plus que temps d'en changer.
Et ceci passe par cette première mesure, symbolique. Protéger nos concitoyens lorsqu'ils rentrent chez eux après une journée de travail. Tout simplement.
Pour plus d'informations : www.gopfrance.fr ou http://ffgop.canalblog.com
01 avril 2009
Le budget alternatif des Républicains
Le GOP est un parti de proposition et d'action. En proposant aujourd'hui un projet de budget réaliste et économiquement intelligent et intelligible, les Républicains du congrès avancent leurs points et se présentent comme une alternative préférable à la frénésie dépensière actuelle.
Visit msnbc.com for Breaking News, World News, and News about the Economy
11 juin 2008
Bill O'Reilly soutien l'usage du bio-éthanol et de l'énergie Nucléaire
Cela vous parait évident ?
Et pourtant...
Heureusement, nous avons des militants passionnés pour travailler à des solutions plus réalistes. Bill O'Reilly est de ceux là. L'intégralité de son raisonnement est juste. Il dénonce les vrais coupables que sont les politicard protectionnistes et l'OPEP, qui dans sa grande majorité ne sont pas nos alliés.
18 octobre 2007
Grèves et service public ; service public et grèves
Aujourd'hui, une n-ième grève nationale touche le « service public ». Il s'agit aussi de la première depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Les leçons de la droite Américaine au pouvoir peuvent une fois de plus servir pour résoudre ce conflit. Mais avant ça, il me semble important de faire un petit rappel de ce qu'est (ou devrait être) le «service public».

Service public = Service pour le public
Ayant appris, comme des millions des personnes à travers le monde, à parler Français, je suis parfois étonné par la compréhension (ou l'incompréhension) de certains mots simples. En Français, lorsque l'on me parle de « Service Public », je comprend (peut être à tord me direz-vous) « Service pour le public ». Lorsque l'on me parle de « Fonction Publique », je comprend « a pour fonction de travailler pour le public ». La constitution même d'un service public était (à l'origine) pour permettre à tous d'accéder à un service qui aurait pu être discriminatoire ou trop cher s'il restait « soumis » au « diktat » du secteur privé.
En clair, le service public a pour objectif de servir le public et de palier aux « incapacités » et aux « injustices » du secteur privé. Admettons cela.
Service public ne signifie pas droit à des privilèges
Si l'on suit cette définition, qui ne ferait pas rougir un militant de la CGT, l'État et le service public ont pour objectif de « servir le public ». J'insiste volontairement sur ce terme. « Service public » = « Servir le public ». Étonnamment, en France, il ne s'agit plus de cela. On le voit dans les motifs mêmes de la grève d'aujourd'hui. Par la volonté de conserver leurs avantages « acquis », la « Fonction publique » n'a plus pour objectif de « servir le public ». Son objectif est de protéger ses «privilèges acquis». En quoi, concrètement, avoir des privilèges permet-il à la fonction publique de mieux servir le public ? En quoi est-ce nécessaire ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Lorsqu'on écoute les militants de l'extrême-gauche syndicale (CGT et FO), ils martèlent l'idée que pour protéger les « services publics », il faut protéger les «avantages sociaux acquis». J'ai beau me creuser les méninges, je ne parviens pas à trouver le rapport entre ces deux principes. « Service public » ne signifie pas « privilèges ». « Service Public » signifie « Service au public ». On ne le répétera jamais assez.
La défense des privilèges de la fonction publique au motif de la protection du service public est donc une simple rhétorique. Et qui plus est une rhétorique erronée. La fonction publique n'a aucun droit à posséder des privilèges par rapport au secteur privé. D'autant plus lorsque l'argument d'emplois physiquement difficiles est employé, pour parler des cheminots par exemple. Les emplois les plus durs sont-ils uniquement dans le secteur public ? Est-ce à ce point plus plaisant de travailler dans le secteur privé ? La réponse est bien évidemment non. Il y a des emplois difficiles partout. Les privilèges de la fonction publique n'ont donc définitivement aucune raison d'être.
Le droit de grève est un droit du secteur privé
Attaquons-nous maintenant à un sujet sensible. Le droit de grève est un droit constitutionnel qu'il n'est pas question de conditionner. Un salarié privé doit pouvoir dire à son employeur lorsqu'il n'est pas d'accord, en se syndiquant, en se protégeant, et en faisant grève. Il s'agit même d'une condition fondamentale du fonctionnement de l'économie de marché. Si l'on veut que le capitalisme fonctionne au mieux, les travailleurs doivent pouvoir faire grève pour dire aux consommateurs que leurs conditions de travail ne sont pas acceptables, et dire à l'employeur qu'ils ne veulent plus continuer sans amélioration de leur situation.
En revanche, le droit de grève inconditionnel pose problème dans le cadre de la fonction publique. Nous l'avons vu, le principe même de la fonction publique est d'assurer le service au public, pour le public. Il s'agit de permettre aux citoyens de pouvoir bénéficier de services auxquels le secteur privé pourrait (dans une sorte d'univers idéologique quelques peu irréaliste) ne pas pouvoir fournir. Il est donc normal d'imaginer que le secteur public soit là pour permettre aux citoyens d'utiliser ces services à tout moment. En fait, selon ce simple nom de «service public», les services publics doivent être présents pour répondre aux besoins des citoyens à tout moment, quelle que soit la situation. C'est du moins l'idéologie qui permet de justifier l'existence de ces services publics.
Le libre marché doit exister même quand il y a service public
Quelle est dans ce cas la légitimité du droit de grève dans les services publics ? Premièrement, la fonction publique doit toujours permettre aux citoyens d'avoir accès à leurs services. Une grève sans service garantit (et non minimum, bien insuffisant) semble donc contradictoire. De plus, dans le privé, le droit de grève à une conséquence très claire. Les consommateurs n'en souffrent pas beaucoup car ils peuvent aller voir la concurrence. Les salariés ont eux un meilleur moyen de pression car si le patron ne veut pas finir ruiné, il doit négocier le plus vite possible avec ses travailleurs. Peu de monde en souffre, et cela démontre que le droit de grève s'intègre parfaitement (et est même nécessaire) avec le capitalisme. En revanche, quand il y a absence de marché libre (comme dans les services publics qui détiennent un monopole), le citoyen est soumis à la loi du public. S'il y a grève, il n'a pas d'autre choix que de ne pas travailler, ne pas se déplacer, ne pas envoyer de colis, etc... L'existence même du service public empêche donc aux citoyens d'utiliser un service bien particulier. Il s'agit d'une contradiction fondamentale dans les termes. Il serait donc logique d'assurer l'existence d'une concurrence s'il y a droit de grève dans le public. S'il n'y a pas libre marché et concurrence, la fonction publique doit se voir interdire le droit de grève.
Droit de grève et service public sont loin d'être compatibles
Allons plus loin, et imaginons même une situation où il y aurait concurrence avec le service public, tout en restant dans l'idéologie qui a permis l'émergence de ce service public. Le « service public » doit être un « service au public ». On le saura ! Oui, mais il semble qu'on l'oublie facilement en France. N'oublions pas non plus qu'il doit servir à se protéger du « diktat du privé ». Donc protéger les plus faibles, les plus pauvres. Le service public doit donc toujours exister, quelle que soit la situation. Le droit de grève du secteur public, sans service garantit, même quand il existe une concurrence, n'est donc pas tolérable.
En résumé, un service public qui répond aux principes pour lesquels il a été constitué doit :
établir un service garantit (le service minimum ne répond pas suffisamment aux obligations du service public)
s'ouvrir à la concurrence
ne posséder aucun statut de fonction publique, car il s'agit d'un privilège injuste
A défaut d'une seule de ces conditions, tout droit de grève doit être supprimé dans la fonction publique, ou tous les services publics doivent être privatisés.
Les solutions de la droite Américaine

Bien que ces principes soient désormais rappelés (ce qui n'arrive pas assez souvent en France), nous allons faire désormais face à une journée de grèves et de blocages. Et cela pourrait même continuer. Il est bon, dans ce cas, de rappeler comment s'y prennent les responsables politiques Républicains quand ils font face à une grève du service public.
Le cas le plus connu, Ronald Reagan, quarantième président des États-Unis (1981-1988). Lors de la grève des contrôleurs aériens de 1981, il prit la décision de licencier tous les grévistes, et de les remplacer par l'armée le temps de réembaucher de nouveaux travailleurs. 11.345 grévistes ont été virés deux jours après le début de la grève (soit le 5 août 1981). Le mouvement s'est immédiatement arrêté. Cette décision répondait aux principes que nous avons abordé juste avant. Bien que ce cas soit particulier, car les grévistes entraient ici en conflit avec la loi de 1947 (Taft-Hartley Act), le secteur public se doit de répondre aux besoins du public, en aucun cas aux envies ou aux opinions politiques que la gauche syndicaliste veut imposer ! La solution de Ronald Reagan dans cette situation était donc la plus juste pour la population Américaine et est la solution de sortie de crise que devrait utiliser aujourd'hui Nicolas Sarkozy en réponse à la prise en otage des citoyens Français par les syndicats d'extrême-gauche.
Pierre Toullec
07 septembre 2007
Diminuer les impôts pour collecter plus d'argent
C'est quelque chose qui semble difficile à comprendre en France. Pourtant, il s'agit d'une politique tout ce qu'il y a de plus simple et d'évidente. Diminuer les prélèvements obligatoires permettra de collecter plus d'argent de ces mêmes prélèvements.
Comment cela est-il possible ? C'est en réalité assez logique si on y pense. Si vous diminuez les impôts, la première des conséquences sera un accroissement du pouvoir d'achat des ménages et de plus grosses réserves de fonds pour les entreprises. Cela conduira donc à une augmentation de la consomation de la part des ménages, et une plus grande capacité à investir de la part des entreprises.
Or, qui dit plus grande capacité à investir pour les entreprises dit diminution des coûts d'achat, ou augmentation de la production (soit augmentation du pouvoir d'achat de la population par la création de nouveaux emplois, soit meilleure rémunération des emplois déjà existant). Ou encore, innovation avec l'arrivée de nouveaux produits.
Et qui dit augmentation du pouvoir d'achat par l'investissement des entreprises et les baisses des impôts, dit augmentation de la consommation des ménages. Augmentation de la consommation des ménages signifie besoin de plus de production, donc investissement et embauches. Et nous avons vu qu'investissement et embauche signifient plus de pouvoir d'achat, qui signifie plus de consommation.
L'augmentation de cette production et de cette consommation, ainsi que l'augmentation des revenus de toute la population assurera au final une augmentation des revenus des impôts, avec un taux d'imposition pourtant moindre. Baisser les impôts permet donc bien de faire augmenter les revenus des impôts.
La diminution des prélèvements obligatoires a lancé, dans tous les pays qui ont appliqué cette politique, un cercle vertueux de croissance et d'augmentation de la production et de la consommation. C'était la politique de Ronald Reagan, qui a sorti les Etats Unis d'une période de grande difficulté économique. Mais ce n'étaient pas les seuls. L'Angleterre, la Nouvele Zélande, l'Australie, l'Irlande, l'Espagne, aujourd'hui l'Allemagne... Tous ces pays se sont lancés ou se lancent dans cette stratégie. Pourquoi la France serait-elle le seul pays à ne pas pouvoir aller dans cette voie ? Il s'agit pourtant de bon sens économique. Tout le monde peut comprendre ce raisonnement, sans avoir fait d'études d'économie.
Pierre
01 septembre 2007
Mitt Romney nous rappelle quelques vérités sur le système de santé Américain

Les médias Français se délectent en ce moment d'un des thèmes de la campagne présidentielle. Il y aurait quarante-cinq millions d'Américains sans assurance santé. Quoi ? Ce système que soit disant tout le monde envie, le système Américain ? Regardez ce que crée le grand satan capitaliste !!! Voilà la vraie image de l'Amérique, avec un sixième de sa population condamnée à mourir si elle ose tomber malade !
Si vous avez l'habitude de regarder le JT de Canal +, vous savez que ce n'est pas de la caricature.
Pourtant, la réalité est loin d'être celle-ci. En fait, le problème est bien plus complexe que ce que veulent bien nous faire croire les médias Français. Le système de santé Américain est effectivement basé sur des assurances privées, choisies par les individus pour être soignés. A côté de cela, il existe un système de santé public appelé "Social Security" (comme quoi la France n'est pas la seule) qui prend en charge toute personne n'ayant pas les moyens de se payer une assurance santé. Ces personnes sans assurance ayant besoin de soins viennent aux Urgences, où ils sont assurés d'être soignés. Cela non plus n'est pas sans rappeler la France
Avec 45 millions de personnes sans assurance santé, le problème est double. Tout d'abord, les non assurés ont effectivement la possibilités d'être soignés, mais ce sera de moins bonnes qualité, avec un accès moindre à certains médicaments puisqu'ils ne seront pas remboursés. Il est donc préférable d'être assuré. Mais second problème, les non assurés sont loins d'être tous des personnes qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance. Simplement, cela coûte moins cher d'être soigné par l'Etat quand on en a besoin, et d'économiser ses deniers lorsque l'on est en bonne santé. Mais il faut bien un payeur. Comme d'habitude c'est le contribuable.
La position de Mitt Romney est donc très claire. Avec ce système, tout le monde perd. Ceux qui ont une moins bonne protection pour leur santé, et ceux qui payent pour les autres. Un tel système est-il tolérable ? On le tolère bien en France ! Mais quand il y a une solution, pourquoi ne pas la saisir ? C'est ce que propose Mitt Romney.
Quand on comprend la vraie nature du système de santé Américain, on se rend compte du danger de cette démagogie. La "dénonciation" des 45 millions de non assurés aux USA par les médias Français est de la désinformation puisque ces gens sont soignés, mais au frais du contribuable. Les médias Français pourraient au moins avoir l'honnêteté de le reconnaître, même s'ils précisaient que le système de santé public n'est pas aussi bon que le système de santé pour assurés, et donc que les non assurés sont moins bien logés. Cependant, comme il faut toujours regarder chez soi avant d'aller critiquer en face, il faudrait aussi préciser que notre système Français de Sécurité sociale est au bord de la faillite. Des centaines de médicaments couramment utilisés depuis des années ne sont plus remboursés d'un coup. Le remboursement d'une consultation n'est plus à 100%. Essayez donc de vous faire changer vos lunettes, seuls deux euros vous serons rendu. Et vous savez quoi ? Contrairement au système Américain, vous n'avez pas le droit d'aller voir chez la concurence, car sinon, vous risquez de devoir payer 30.000 euros d'amende pour avoir quitté la Sécu alors que c'est interdit (contrairement à la loi Européenne, précisons-le). Et pour quel prix ? Avez-vous regardé votre fiche de paye dernièrement ? Personnellement, sur ce que j'ai touché pour mes quelques semaines de travail en usine, payé au SMIC, mon employeur a versé plus de 200 euros pour la sécurité sociale. J'ai en plus versé la même somme (prélevée à la source naturellement) pour cette même sécurité sociale, en plus de diverses autres impôts (CSG, CRDS, enfin vous connaissez la chanson !). J'ai donc payé plus de 400 euros pour cette "assurance", ne touchant moi même au final que pas beaucoup plus, pour un système de sécurité social qui me protège moins que le système public gratuit Américain !
Moralité, mieux vaut être non assuré aux USA, que protégé en France. Ca vous coûte moins cher, et vous êtes mieux protégés.
La proposition de Mitt Romney
Maintenant, il est bien de démontrer que le système Américain est moins pire que le système Français. Mais il connait aussi ses faiblesses, on vient de le voir. Quel est le programme du candidat Mormon ? Il propose d'adapter le système qu'il a fait mettre en place dans le Massachussetts. Il lui faut répondre à ces deux problèmes : ceux qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance privée, et ceux qui en ont les moyens mais qui choisissent de vivre aux dépends des autres.
En simplifié(*), cette complexe réforme se base sur deux axes :
- Tout individu ayant des ressources pour vivre inférieures à trois fois le taux de pauvreté sera considéré comme n'ayant pas les moyens de se payer une assurance santé complète. Chaque Etat local devra financer une assurance privée pour ces personnes qui n'en ont pas les moyens, plutôt que d'avoir à payer leur venue dans les Urgences.
- Tout individu ayant plus de trois fois le taux de pauvreté pour vivre sera considéré comme ayant les moyens de se payer une assurance. S'il ne le fait pas, il aura à payer davantages de taxes pour compenser le surplus de coût pour l'Etat.
L'avantage de ce programme est clairement la résolution des deux problèmes. Ceux qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance eux-même seront mieux protégés de la maladie ou des accidents. Tandis que ceux qui ont les capacités de se payer une assurance mais qui souhaitaient vivre aux crochets de l'Etat devront participer financièrement au système. L'idée étant de garantir les libertés et le fonctionnement du libre marché, tout en garantissant une égalité des chances face aux risques de santé.
Enfin, comment Mitt Romney compte t-il financer une telle réforme ? Il faut absolument oublier la démagogie Française qui voudrait nous faire croire que ces 45 millions de personnes sans assurance n'ont aucun soin ! Ils sont soignés par l'Etat, l'argent est donc déjà dépensé. En fait, l'expérience du Massachussetts a permis de démontrer qu'avec l'arrêt du financement des soins de ceux qui ont les moyens de se payer une assurance additionné aux moyens déjà dépensés pour les plus pauvres, l'Etat a en réalité largement les moyens de financer cette réforme, voire pourrait en profiter pour diminuer les taxes.
Ce fonctionnement n'est pas sans rappeler le système libéral Néo-Zélandais du Chèque santé. La différence étant que contrairement à la Nouvelle Zélande, ceux qui en ont les moyens ne restent pas à vivre des largesses de l'Etat, mais sont obligés de financer eux-même leur protection. Il est somme toute bien plus logique qu'une personne aisée ou de la classe moyenne, ayant les moyens de se payer son assurance, soit obligé de se protéger plutôt que de profiter des impôts des autres.
Ce système serait clairement une solution pour la France. Les gouvernements successifs ne font qu'arrêter de rembourser les médicaments et nous faire payer nos consultations chez le medécins. Nous rendre notre argent (c'est à dire toutes nos cotisations sociales et charges patronales) pour nous faire payer notre propre santé nous permettrait d'avoir une meilleure protection meilleure marché. Dans le même temps, les moins aisés seraient aussi bien protégés que les plus aisés, grâce à une aide miniamle de l'Etat, qui de toute façon a lieu aujourd'hui et de manière catastrophique. Lorsque ces gens arrivent à s'en sortir financièrement, ils se mettent aussi à payer leur propre assurance santé.
Y a t-il plus juste comme système ?
Pierre
(*) Cet article sera prochainement complété par
une explication détaillée du nouveau système de santé du
Massachussetts. Il serait clairement possible à adapter en France et serait une vraie
solution aux problèmes que nous connaissons.
28 août 2007
Enfin une vrai lutte contre les pédophiles ?

Francis Evrard, 1984
Combien de temps ? Combien de temps aura t-il fallu ? Combien de victimes seront-elles nécessaires pour qu'en France on apprenne à protéger les victimes, et non les criminels ?
Cela semble pourtant simple quand on y pense... Deux simples mots. Il y a d'un côté les Victimes. De l'autre les Criminels...
Or il semble bien que dans notre pays, sanctionner les criminels ne soit pas encore à l'ordre du jour.
Comment est-il possible de voir des cas comme celui de Francis Evrard ? Libéré pour quoi ? Comment dites-vous ? Bonne conduite ? Et seulement quelques jours après cette libération pour bonne conduite, il se retrouve à violer un enfant... Est-ce cela de la bonne conduite ?
Comment était-il possible que ce même criminel puisse ainsi recevoir un traitement pour troubles de l'érection ? Un violeur est traité pour troubles de l'érection ! Et ce juste avant d'être libéré après quinze ans quand sa peine s'élevait à vingt-cinq !
Ne trouvez vous pas cela perturbant ?
L'affaire a donc été réglée. Le médecin s'est dénoncé, le Président est monté au créneau, et le pédophile libérable samedi dernier à Caen (Marcel B.) restera en cellule.
Maintenant, les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy sont-elles suffisantes ?
- Les criminels qui ne donneront pas "toutes les garanties" seront mis dans un hôpital à leur sortie de prison.
- De plus, aucun criminel ne pourra sortir avant la fin de sa peine.
- Il sera aussi possible d'accompagner cette sortie par l'utilisation d'un bracelet électronique.
- Enfin, la castration chimique sera autorisée.
Les problèmes sont nombreux dans ces "solutions". On sait qu'en France, aucun détenu ne va jusqu'à la fin de sa peine. Même pas les meurtriers. Pourquoi cela serait-il assuré pour les pédophiles ? De plus, qu'est-ce que les "garanties" demandées ? Quelles sont ces garanties ? L'assurance (la promesse ?) du criminel qu'il ne recommencera pas ? Quand au bracelet électronique, cela sera t-il automatique ? Enfin, la castration chimique, sera t-elle réalisée sous surveillance policière, afin d'avoir l'assurance de la prise du CPA (Acétate de Cyprotérone, médicament permettant la castration chimique) ?
Et un autre détail, pourquoi ne mettre en place ces mesures que pour les multirécidivistes ? (Multi => plusieurs. Il ne s'agit donc pas des criminels qui ont recommencé une fois après avoir été déjà condamnés. Il s'agit de ceux qui ont déjà été condamnés plusieurs fois !)
En Floride a été passée en avril 2005 le Jessica's Lunsford Act. De quoi s'agit-il ? Jessica Lungford était une petite fille de neuf ans, violée et tuée par un pédophile en Floride en février 2005. Cet Etat a immédiatement réagit. Puis par la suite, plusieurs autres États ont récupéré une partie de cet Act.

Jessica Lunsford
Le principe de cette loi, appelée nationalement Jessica's law, est aujourd'hui appliqué dans trente États différents. La partie la plus communément reprise concerne les pédophiles à la première faute. Les peines infligées sont désormais :
- Une peine de prison minimale de 25 ans, qui peut être à vie.
- Le port d'une bracelet électronique à vie
En Floride, si l'agression a été réalisée sur un enfant de moins de 12 ans, la peine de prison est automatiquement à vie. La peine de mort peut être envisagée.
Chaque État a ainsi ajouté ses particularités à la loi. Ainsi au Texas, la castration chimique contrôlée est obligatoire.
Bien sûr, tous les États n'ont pas ratifié la Jessica's law.

États ayant ratifié la Jessica's law ou l'équivalent en violet
États ayant partiellement passé la Jessica's law ou l'équivalent en vert
États ayant passé une législation contraire à la Jessica's law en Jaune
États ayant passé partiellement la Jessica's law, et ayant passé des lois contraires à d'autres parties de la Jessica's law en gris
Mais de manière générale, après plus de deux ans de campagne de nombreux groupes de pressions, associations de parents et associations de victimes, la quasi-totalité des États l'ont désormais ratifiée. Seuls les plus liberals sont restés avec une législation très souple qui ne menace pas réellement les criminels (Vermont, Massachussetts, Illinois, New Jersey, Nouveau Mexique), et plus étonnamment, quelques États très conservateurs (Idaho, Wyoming et Colorado).
La loi originelle du Congrès de Floride était passée à 98% des voix.
Républicains et Démocrates ont été capables de travailler ensemble pour condamner les criminels.
Quelles différences concrètes avec les propositions de Sarkozy ?
On pourrait croire qu'en réalité ces mesures sont proches. Cependant, quelques détails changent complètement la nature des sanctions prises en France et aux USA.
- Dans la Jessica's law, les sanctions exemplaires sont prises dès le premier crime
- La peine est de 25 ans à la perpétuité
- Le port du bracelet électronique est à vie
- De nombreux Etats ont rajouté la castration chimique dès la première faute
Cela change tout ! La conception des sanctions assurées par cette loi fait n'est pas là pour punir un criminel après sa deuxième récidive ! Elles sont là pour protéger la société et les enfants. Elles sont là pour dire à tout criminel potentiel, si vous dérapez, il n'y aura pas de coup de semonce. Violer ou tuer un enfant est un crime. La pédophilie est un crime. Et en ce sens, tout criminel, pas des "prédateurs", les criminels (en puissance) sont avertis : osez attenter une fois à la vie d'un enfant, et nous détruirons la vôtre.
Lorsque vous regardez les mesures proposées par Sarkozy, on se demande encore, veut-il protéger nos enfants ? Ou, peut être, un jour punir des criminels, à la condition qu'ils aient été déjà condamnés deux fois avant de recommencer ?
Alors oui, il est bien qu'enfin, après un crime de plus, nos gouvernants commencent à bouger. Et encore, qu'une partie de la droite commence à bouger. La gauche, elle, part une fois de plus dans un délire anti-Sarkozy pour dénoncer la volonté de punir des criminels.
La question est simple. Veut-on protéger nos enfants ou les criminels ?
Il est temps de rompre avec le "modèle Français" là dessus aussi. La réthorique du "criminel victime" doit cesser. Lorsqu'il y a crime, la sanction doit tomber, immédiatement, sans coup de semonce. C'est la politique du "carreau cassé" de Rudy Giuliani. C'est ainsi qu'il a pu sécuriser l'une des villes les plus dangereuses des Etats Unis.
Il n'est plus temps de jouer avec la vie de nos enfants.
Prenez vos responsabilités, M. Sarkozy, et Messieurs les députés.
Il n'est plus temps de jouer avec la vie de nos enfants.
Pierre
Sources : The Florida Senate ; Le Parisien ; France Info ; Jessica Marie Lunsford Foundation ; National Federation of Republican Women ; Le nouvel obs ;
