qe fin

La Federal Reserve (FED) a annoncé hier la fin du QE (Quantitative Easing), vaste programme de rachat d'actifs lancé en 2012. Annoncé depuis plusieurs mois, certains voient en cela « une bonne nouvelle », dans le sens où l'économie américaine serait définitivement repartie. A y regarder de plus près, la situation est à nuancer...

 

Le QE dont il est question ici est le troisième du genre, il a permis d'injecter $1600 Mds dans le système, et ce en créant de l'argent à partir de rien... Quand sur la même période le PIB n'a progressé que d'environ $1200 Mds.

 

Outre cette inefficacité, et qui à terme va causer de l'inflation. Cette opération n'a pas réussi a ramener la confiance dans l 'économie américaine. Même si le QE se termine, la FED va continuer à offrir des taux d'intérêt proche de zéro pendant encore longtemps (jusque vers la mi-2015). Les marchés sont sous perfusions, sans quoi le système s’effondrerait. Mi-octobre, les bourses dévissent ; à l'origine les déclarations d'un important responsable de la FED qui laisse entendre que la politique de taux bas pourrait être prolongée si nécessaire, en d'autres termes : la FED a des doutes sur la solidité de l'économie américaine...

 

Dans son mandat la FED doit, entre autre, soutenir l'économie américaine. Elle estime qu'un taux de chômage inférieur à 6,5 % suffit à arrêter des actions comme le QE. Le taux de chômage est actuellement de 5,9 % et le QE cesse seulement maintenant, pendant qu'en parallèle continue la politique de taux zéro... qui devra cesser tôt ou tard.

 

Lorsque cela adviendra, il y aura un renchérissement des taux d'intérêt sur la dette, celle-ci est passé de 64 % à 96 % entre 2008 et 2014. La dette américaine n'inspire plus aussi confiance sous la présidence Obama qu'auparavant; après Standard & Poor's en août 2011, Fitch menace à son tour de dégrader la notation des États-Unis. 

 

79 % des Américains se disent préoccupés par les questions relatives aux finances publiques ; et 50 % pensent que les républicains sont les plus compétents dans ce domaine, contre 36 % pour les démocrates.

 

Candidat à la présidentielle, Mitt Romney souhaitait baisser le budget fédéral d'environ $500 Mds par an durant son mandat. Ce qui aurait anticipé ces désagréments. Depuis 2012 les représentants républicains de différents États font pression pour mettre fin au laxisme de l'administration Obama.

 

S.F