À l'issue de son premier mandat le président Reagan invitait les américains à se demander s'ils vivaient mieux aujourd'hui qu'il y a 4 ans. Si aujourd'hui le président Obama faisait de même, il aurait une réponse négative... De nombreux analystes ont vanté le taux de croissance de l'économie américaine au 2ème trimestre 2014 : 4.6% par rapport au second trimestre 2013. Cette bonne nouvelle laisse penser que les États-Unis sont sortis de la crise. Seulement ces observateurs omettent souvent de rappeler les fragilités de l'économie américaine.

L'année a débuté avec un recul du PIB de 2.1% au premier trimestre, recul en partie due à l'Obamacare. L'année 2013 a connu une croissance poussive à 1.9%. Les États-Unis sont loin d'être sorti de crise et d'avoir retrouvé leurs hauts taux de croissance auxquels ils nous avaient habitués. 

 

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À son arrivée au pouvoir le président Obama lance un plan de relance d'inspiration keynésienne de $800 Mds. Les déficits publics explosent, étant doublés entre 2008 et 2009.

 

En parallèle, la Réserve Fédéral Américaine sous la présidence de B.Bernanke lance un vaste plan de rachat d'actifs, dont des bons du trésors. Cette création monétaire à outrance combiné à une politique budgétaire expansionniste devait permettre de sortir définitivement de la crise.

Or ce sont les gaz de schiste qui contribuent pour beaucoup à la croissance du PIB, la politique du gouvernement y est étrangère. Les problèmes de fonds persistent.

 

Un des exemple le plus flagrant concerne le taux de chômage. Si l'on s'en tient aux chiffres officiels, le taux de chômage est à faire pâlir d'envie : 5.9%. Mais à y regarder de plus près, le taux d'activité qui est passé de plus de 66% en 2008 à 62.7% aujourd'hui, est les plus bas depuis 1978, il traduit une diminution du nombre d'actifs. Il s'agit essentiellement de chômeurs découragés qui se sont éloignés de la recherche d'emploi. En tenant compte de cela, le taux de chômage réel est d'environ 12%.

Une fois de plus les politiques de relance keynésienne et court termistes par le déficit et la planche à billet montrent leur inefficacité.

Le 4 novembre prochain les américains auront l'occasion de désavouer ces politiques en choisissant de voter pour les candidats du Parti Républicain. 89% des américains placent l'économie comme étant la question la plus importante pour le vote.

Ils sont 50 % à penser que les républicains sont les meilleurs sur les questions économiques, contre 40 % pour les démocrates.

58 % des Américains considèrent que le président Obama ment lorsqu'il affirme que l'économie va mieux aujourd'hui qu'à son arrivée au pouvoir, ce taux est de 37 % chez les démocrates.

 

S.F