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La position du Président Obama : on ne négocie pas avec l'opposition

 

Cette nuit, le Président Obama a signé l’accord de financement du Gouvernement Fédéral, mettant officiellement fin au blocage des éléments « non-essentiels » de ce Gouvernement.

 

Aucune solution n’a été trouvée

Cet accord ne résout rien. Au contraire, il aggrave la situation. Sous la Présidence Obama, les Etats-Unis ont développé une dette toujours plus importante, atteignant le record historique de 16.700 milliards de dollars, soit 105% du PIB Américain.

Les élus Républicains se sont battus pendant un mois pour obtenir un accord de diminution des dépenses. Le système de santé actuel, et « ObamaCare » en particulier, étaient deux cibles logiques étant donné leurs coûts.

L’accord d’hier soir n’a rien réglé sur ce point. Non seulement, cet accord est temporaire, finançant le gouvernement pendant seulement pour trois mois, mais en plus il constitue une fuite en avant dans les dépenses. La position idéologique de deux hommes, le Président Obama et le Président des Démocrates au Sénat Harry Reid, a bloqué toute négociation.

La position de bon sens des élus Républicains et d’une minorité d’élus Démocrates était  de diminuer les dépenses, le déficit et de repousser d’un an la très impopulaire « ObamaCare ». Elle a échoué à cause de la position idéologique de ces deux hommes.

 

Deux leçons issues de cet épisode

La première leçon est que le Président Obama refuse de négocier avec les élus de l’opposition, malgré sa propre impopularité toujours grandissante. Barack Obama a démontré durant ces deux semaines qu’il est prêt à risquer un défaut de financement de son pays plutôt que de modérer ses politiques.

La seconde leçon est qu’à l’inverse, les Républicains souhaitaient négocier. Cette position d’ouverture les a mis en situation de faiblesse. Ils ont politiquement perdu parce qu’ils ont mis l’intérêt du pays en priorité. Le Président Obama, en refusant toute proposition contraire à son idéologie, a fait passer le message aux négociateurs Républicains que le pays entier souffrirait s’ils refusaient de se soumettre au Président Américain.

Gageons que les Républicains ne feront plus cette erreur suite à l’apprentissage de cette leçon.