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Le Président Obama à Berlin, porte de Brandebourg, le 19 Juin 2013

 

Le bide du Président Obama à Berlin : le discours faible et décevant d'un président qui patauge

 

Ce texte est une traduction de la tribune de Nile Gardiner pour The Telegraph - Traduction réalisée par les équipes du GOP France

 

NileGardiner

Nile Gardiner est Anglais, ancien colaborateur de Margaret Thatcher. Il commente la politique Européenne et Américaine de manière régulière pour Fox News, The Telegraph et The Daily Telegraph.

Quand John F. Kennedy a prononcé son discours de “Ich Bin Ein Berliner” en face de la porte de Brandebourg le 26 juin 1963, 450.000 personnes vinrent l'écouter. Cinquante ans plus tard, seules 4.500 personnes ont répondu à l'invitation pour écouter Barack Obama parler au même emplacement à Berlin. Le National Journal l'a noté, "Il n'est pas parti avec beaucoup, recevant juste quelques applaudissements d'un groupe représentant 1% de la taille de l'audience de JFK," et bien plus limité que les 200.000 Allemands qui l'avaient écouté en 2008 quand il était candidat. JFK avait un message clair lorsqu'il est venu à Berlin il y a un demi-siècle - le monde libre doit se lever contre la tyrannie Communiste. Vingt-quatre ans plus tard, le Président Reagan s'est tenu au même endroit en réclamant aux Soviétiques de "détruire ce mur". Le discours de Reagan fut un moment fondateur qui aboutit à l'effondrement d'un empire du mal, et qui a donné l'espoir à des dizaines de millions de gens de l'autre côté du rideau de fer. C'était une démonstration de force et de conviction par le leader du monde libre, envoyant un message sans équivoque de solidarité envers ceux qui se battaient pour la liberté face à la monstrueuse idéologie totalitaire. 

En comparaison de ses prédécesseurs, le message de Barack Obama ce mercredi était de la bouille, une succession de clichés de polémiques de "citoyens du monde" avec très peu de substance. C'était un discours fort en platitude et en idéalisme sans espoir, tout en contenant de nombreuses choses qui étaient contre-productives pour la superpuissance mondiale. Au final, c'était à peine plus qu'une liste de courses des sujets progressistes favoris du Président Obama, dont la diminution des armes nucléaires, des annonces sur le changement climatique, mettre fin à toutes les guerres, fermer Guantanamo, mettre fin à la pauvreté et soutenir le projet Européen. C'était une combinaison de naiveté stupéfiante, l'appaisement des ennemis et des adversaires stratégiques de l'Amérique et la promotion de solutions basées sur toujours davantage d'intervention de l'Etat. 

Dans ce discours, très peu de choses avancent les intérêts Américains ou font du monde un endroit plus sécurisé. Complètement absent de ce discours étaiet un appel pour que l'Occident s'oppose au militantisme Islamiste, la défense des Chrétiens qui vivent une forte persécution et intimidation au Moyen-Orient, une forte condamnation des ambitions nucléaires de l'Iran et de la Corée du Nord, ou toute critique vis-à-vis de la montée de l'autoritarisme en Russie. Le président a à peine mentionné l'OTAN, qui a pourtant été fondamentale dans la protection de l'Europe au cours des soixante dernières années, et n'a pas proposé de renforcement de cette alliance alors qu'elle subit un cruel manque de soutien et d'investissement en Europe. 

Les mots du Président Obama ont peut-être plu au Gouvernement Allemand, heureux de voir que les ambitions militaires des Etats-Unis ont diminuées significativement depuis que George W. Bush a quitté le pouvoir en 2009. Mais barack Obama a une fois de plus démontré pourquoi il n'est ni JFK ni Ronald Reagan. En face de la Porte de Brandebourg, Obama sonnait davantage comme le Président de la Commission Européenne que comme le leader du monde libre. Ce n'est jamais un bon signe quand un Président Américain répète le langage d'un bureaucrate de Bruxelles quand il est sensé être le champion de la liberté. Le non-impressionant discours d'Obama à Berlin fut un autre faux pas d'un Président qui patauge et qui apporte un leadership aussi faible dans le monde que dans son propre pays. 

 

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L'article originel : Nile Gardiner pour The Telegraph