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Le New York Times n'est pas un journal comme les autres. Très ancien (créé en 1851), il reste une référence pour les journalistes non-Américains pour suivre l'actualité Américaine, ceci malgré son très fort ancrage et son engagement non-dissimulé à gauche. 

En 2008 et 2012, le New York Times a soutenu officiellement le Président Obama pour ses deux campagnes présidentielles. 

Puis, au cours des dernières semaines, les scandales à répétition ont créé un changement de mentalité progressif dans les couloirs de ce monument du journalisme, jusqu'à hier soir. 

Au cours de la nuit (heure Française), le comité éditorial du New York Times a publié un éditorial simplement titre : 

 

La Rafle du Président Obama - President Obama's Dragnet

 

Dans cet article, les éditorialistes accusent l'administration Obama d'avoir, à plusieurs reprises, abusé de son pouvoir et d'avoir utilisé de vagues platitudes comme arguments pour se défendre, et des assurances de la volonté du Président de ne pas violer les droits du Président Obama. Ce type d'argument a aussi été utilisé lorsque le Sénateur Républicain Rand Paul a dénoncé le fait que le président Obama avait saisi le droit d'utiliser des drones militaires pour tirer, depuis le ciel, sur des citoyens Américains sans passer par un juge ou un jugement.

Le New York Times continue en affirmant que "ces tentatives de rassurer n'ont jamais été convainquantes" (Those reassurances have never been persuasive) et que désormais, "l'administration a perdu toute crédibilité sur ce sujet" (The administration has now lost all credibility on this issue).

Ici, le New York Times dénonce la saisie et l'enregistrement de millions d'appels réalisés par des citoyens Américains avec leurs téléphones portables par la NSA (National Security Agency) sur ordre du Président Obama. 

Les éditorialistes vont loin dans leur dénonciation. "Nous ne questionons pas la légalité de l'ordre sous les pouvoirs donnés par le Patriot Act dévoilé par The Guardian. Mais nous refusons l'usage de ce pouvoir de cette manière." ("We are not questioning the legality under the Patriot Act of the court order disclosed by The Guardian. But we strongly object to using that power in this manner.")

Avec une telle condamnation et l'arrivée de ce nouveau scandale, qui s'additionne aux trois précédents, cela montre une fois de plus que, face à toujours plus de mensonges et de comportements indécents de la part de la Maison Blanche, de plus en plus de gens de gauche se détournent eux aussi du Président Obama, profondément choqués par son comportement et sa manière d'exercer le pouvoir. 

 

Pour lire (en anglais) l'éditorial du New York Times, cliquez sur ce lien