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A gauche, le Sénateur John McCain (Arizona) ; A droite, le Sénateur Rand Paul (Kentucky)

 

Leur opposition ne cesse de croitre depuis ces derniers mois. Leurs discours de politique internationale étaient très opposés dès 2010. La tentative du Sénateur Rand Paul d'empêcher le Sénat de valider le droit pour le Président Américain de tirer sur son seul ordre sur des citoyens Américains et sur le territoire Américain avait représenté leur plus violente opposition. Jusqu'ici. Le Sénateur McCain avait alors considéré que c'était ridicule de chercher à bloquer le Sénat, et que donner le droit au Président de tuer pour la défense nationale n'avait rien d'absurde. 

Désormais, une nouvelle division s'est ouverte au sein du Parti Républicain sur la question de la Syrie, avec en figure de proue les Sénateurs John McCain et Rand Paul à nouveau.

Le Sénateur McCain, candidat Républicain à l'élection Présidentielle de 2008, revient tout juste d'un voyage secret en Syrie durant lequel il a rencontré des résistants qui s'opposent au pouvoir de Bashar Al Assad. Le Sénateur a réclamé un envoi Américain d'armes lourdes aux rebelles, afin de leur donner les moyens de résister face au pouvoir dictatorial d'Al Assad, et son usage d'armes de destruction massive (armes chimiques) interdits par la convention de Genève. 

De son côté, le Sénateur Paul affirme que l'Occident ne sait toujours pas réellement qui sont ces rebelles, et que le risque d'armer des Islamistes aussi dangereux qu'Al Assad est trop grand. Rand Paul est allé jusqu'à affirmer qu'il y avait un grand risque que ces rebelles soient les mêmes que les rebelles de Lybie, c'est à dire liés à Al Quaeda. Plutôt que de s'engager dans un conflit qui coûtera cher et risque de créer un nouvel Etat ennemi des Etats-Unis, mieux vaut rester en dehors de cette guerre civile qui ne verra, de toute façon, gagner qu'une faction ennemie de l'Occident.