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Jeb Bush le 8 Mars 2013

 

Le discours donné par Jeb Bush à la Fondation Ronald Reagan est clairement celui d'un homme avec des ambitions politique. Il est particulièrement intéressant d'observer le comportement de Jeb depuis environ un mois. Il ne se comporte absolument pas comme il s'est comporté de 2009 à 2012. A cette période, beaucoup d'hommes politiques et de médias l'invitaient, souhaitaient connaitre ses ambitions. Jeb ne les acceptaient que pour se concentrer sur son sujet favori : la réforme du système scolaire. Il parlait pratiquement uniquement de cela, et affirmait haut et fort qu'il n'avait aucune ambition pour la présidentielle de 2012.

Aujourd'hui, Jeb cherche à étendre son réseau. Il enchaine les interviews (il était dans 5 émissions politiques très populaires dans la seule journée du dimanche 10 Mars) et s'est lancé dans le sujet très politique de l'immigration aux Etats-Unis avec la sortie de son livre. Il en parle d'un point de vue très technique et essaie de se proposer comme celui qui apporte une approche mesurée, à l'opposée de son parti et des Démocrates. 

Aussi, il aborde de nombreux autres sujets, montrant sa compétence dans de nombreux domaines. Le fait qu'il se soit lancé dans la question de l'immigration est particulièrement intéressant. Comme son frère, Jeb a toujours été vu comme un modéré au sein du Parti Républicain. De plus, sa situation familiale attire fortement en terme d'image : sa femme est Hispanique, et son fils, George P Bush, a beaucoup plus hérité de sa mère en termes de couleur de peau, tout en ayant hérité des traits de son père en termes de forme du visage. Le jeune George lui-même s'est installé au Texas et est très engagé auprès des minorités dans cet Etat. Il fut un leader Républicain au Texas dans leur souhait de défendre la candidature de Mitt Romney en 2012 auprès des minorités Asiatiques et Hispaniques. Entrer dans le débat sur l'immigration est donc particulièrement important et symbolique pour Jeb. Sa vision du sujet est aussi fortement différente de celle de nombre d'autres leaders Républicains, et partiellement influencée par ses expériences de vie. 

 

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George P Bush (à gauche) et Jeb Bush (à droite)
le père et le fils

 

Peut-on pour autant dire que 2016 est dans l'esprit de Jeb Bush ? Ce n'est probablement pas une question à se poser pour le moment. Il y a répondu lui-même sur ABC News ce dimanche. Lorsque le présentateur David Gregory lui a demandé s'il s'était lancé dans cette offensive de communication en pensant à 2016, Jeb a commencé par rire, puis lui a répondu que les journalistes sont des "dépendants à la drogue" des élections Présidentielles.  

En réalité, Jeb Bush ne serait pas le premier à utiliser des rumeurs d'intérêt pour 2016 pour vendre son livre et communiquer, ainsi que pour avoir une influence sur le débat. Il a clairement exprimé qu'il conservait la porte ouverte. Après tout, le trajet jusque 2015 est long. Il est difficile de définir ce qui va se passer d'ici là. Conserver une porte ouverte s'avère donc un raisonnement logique (affirmer ne pas être intéressé pour changer d'avis si une occasion se présente crée la sensation de non-sincérité, un danger pour gagner la Présidence). Cela lui permet aussi d'être dans le débat et d'avoir une influence. Pour autant, il est tout à fait possible qu'il n'ai pas l'intention de se présenter, et qu'il se contente d'utiliser l'image médiatique que cela lui donne. 

Nous aurons la réponse à ces questions courant 2015. 

 

Retrouvez l'interview de Jeb Bush sur Fox News d'hier ici :

 

 

 

 

Celle sur ABC :

 

 

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